Le mouvement prend forme dans Nur, la poignée dessinée par Lorenzo Palmeri. Fidèle à l’idée que chaque objet prend tout son sens en fonction de qui l’utilise et de la manière dont il est utilisé, Palmeri est en effet parti de l’analyse du geste quotidien qui accompagne la fermeture et l’ouverture d’une fenêtre.
Une interaction intuitive qui s’est traduite par un signe tangible : une courbe qui se transforme en plan, pour émerger de la porte et accueillir la main de manière naturelle.
Le résultat est un objet « vivant » qui change selon le regard de celui qui le rencontre. Vu de face, c’est un signe pur, tandis que de profil, il révèle une rotation presque organique.
Une puissance de mouvement grâce à laquelle la poignée se présente également comme un corps lumineux. Car Nur – mot à la sonorité poétique qui signifie justement « lumière » en arabe – capte et restitue la lumière par son inclinaison, une qualité clairement perceptible sur les photos de Max Rommel.
« Enlever, jusqu’à ne laisser que ce qui est vraiment nécessair
